Marché25 mars 2026

Marché immobilier vaudois en 2026 : ce qu'il faut savoir

Entre stabilisation des taux, rareté de l'offre et pression démographique, le marché vaudois reste un marché de vendeurs. Mais pas à n'importe quel prix.

Le marché immobilier du Canton de Vaud continue de surprendre. Malgré les hausses de taux de 2023-2024, les prix n'ont pas corrigé significativement. Voici pourquoi, et ce que cela signifie si vous envisagez de vendre.

L'offre reste structurellement insuffisante. La croissance démographique du canton (+1.2% par an en moyenne) dépasse largement le rythme de construction. Le taux de vacance reste parmi les plus bas de Suisse, particulièrement sur l'arc lémanique. Conséquence : les biens bien situés et correctement pricés se vendent rapidement.

Les taux hypothécaires se sont stabilisés. Après la hausse rapide de 2023, les taux fixes à 10 ans se situent désormais autour de 1.8 à 2.2%. C'est suffisamment bas pour maintenir la demande, mais assez haut pour que les acquéreurs soient plus sélectifs qu'en 2021.

Le segment des villas est le plus tendu. Entre CHF 1'000'000.- et CHF 2'000'000.-, la demande excède largement l'offre. Les maisons individuelles avec jardin, bien entretenues, dans des communes bien desservies, trouvent preneur en quelques semaines si le prix est juste.

Les appartements PPE se vendent bien aussi, mais les acquéreurs sont plus attentifs à l'état des charges, au fonds de rénovation et à l'énergie (CECB). Un bien énergivore sans perspective de rénovation se négocie plus durement.

Les immeubles de rendement attirent toujours les investisseurs, mais les rendements se sont comprimés. À Lausanne, un rendement brut de 4% est devenu la norme pour un bien en bon état. Les acquéreurs cherchent du potentiel de revalorisation : surélévation, rénovation énergétique, optimisation locative.

Mon analyse : c'est un bon moment pour vendre si votre bien est en bon état et correctement positionné. Les vendeurs qui surcotent leur bien de 10-15% "pour voir" perdent du temps et de l'argent. Le marché est informé, les acquéreurs comparent, et un bien qui stagne perd en crédibilité.

Vous vous demandez si c'est le bon moment pour vendre ? Parlons-en. Je vous donne mon avis honnête, chiffres à l'appui.

Thomas Praet

Thomas Praet

Courtier certifié USPI · Golay Immobilier SA